Les ménestrels d'Antibes ont participé au concert Retina

 

"1000 choeurs pour un regard" le 19 mars 2022 dans la cathédrale d'Antibes.

 

A cette occasion ils ont chanté la prière pour l'Ukraine écrite en 1885

par Mikola Lysenko sur des paroles de Oleksandr Konysky dont voici la traduction :

 

Dieu grand, unique, protège l’Ukraine ;
De gerbes de liberté et d’univers, bénis-la.
De la lumière du savoir et de la connaissance éclaire-nous, enfants que nous sommes !
Dans un amour véritable pour notre pays, ô Dieu, fais-nous grandir.
Nous Te prions, Dieu unique, protège l’Ukraine,
Toutes tes grâces et tes bontés déverse-les sur notre peuple.
Donne-lui la liberté, donne-lui une heureuse destinée,
Donne-lui un monde bon, et de la chance !
ô Dieu


Ci dessus, un extrait du Stabat Mater de Julien Joubert

présenté le 10 octobre 2021 dans le cadre du Festival des Chœurs de Biot

 

Concert avec scénographie Joseph RHEINBERGER (1839- 1901) Julien JOUBERT (1973 - )

 

Texte d'après Charles PEGUY ... Depuis trois jours, elle pleurait, elle errait, elle suivait le cortège, comme à un enterrement, l’enterrement d’un vivant... Voilà ce qu’écrivait Charles PÉGUY à travers le « Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc », au début du siècle dernier. Dans une tradition qui remonte à des temps immémoriaux, la figure de la femme à qui l’on vole la chair de sa chair inspire poètes et sculpteurs, peintres et musiciens. Symbole universel de l’origine de la vie, elle ne peut qu’épouser cette absence insensée. Les larmes ne peuvent éteindre l’incendie qui la dévaste, l’anéantit. Elles ne sont que le sang de son âme qui perlent indéfiniment de ses yeux, derniers fanaux d’un vaisseau qui sombre dans un océan d’indifférence.

 

Un thème, une quête dont s’emparent à leur tour Joseph RHEINBERGER au XIX° siècle et Julien JOUBERT en 2011. Là où l’un compose un Stabat Mater d’esprit plutôt intimiste, aux harmonies délicates et au sentiment religieux intense, l’autre en fait une œuvre nettement plus développée et tourmentée, de facture résolument contemporaine mais accessible à tous. L’un, compositeur catholique allemand, représente bien la culture musicale de la fin de la période romantique. L’autre, jeune compositeur né à Orléans en 1973, crée une composition à la croisée de plusieurs disciplines, musicales et théâtrales notamment.

 

Le "Stabat Mater ... Elle pleurait » de Julien JOUBERT appelait Les Ménestrels d’Antibes et sa chef de chœur Marie-Claude RUSCHER à s’engager dans un projet innovant faisant appel à des artistes de notre région, notamment Audrey VALLARINO, artiste chorégraphique, qui réalisera une performance originale et la mise en espace du chœur propres à développer sens et émotions, ainsi que Michel TOCHE comme récitant. Un ensemble instrumental issu de l'Orchestre Sympho-Sophia les accompagnera. Une scénographie adaptée aux lieux qui sauront recevoir ce projet viendra les assister, dans la perspective d’un spectacle complet.

 

Ensemble Vocal "Les Ménestrels d'Antibes" Ensemble instrumental Sympho-Sophia Performeuse danse - Théâtre : Audrey Vallarino Récitant : Michel Toche Mise en espace et lumières : Régie Chorus Direction : Marie-Claude Ruscher

 

L‌ors du 8eme festival de chœurs de Biot 2021, nous avons eu le grand plaisir de recevoir l'ensemble vocal "Les Ménestrels d'Antibes" dirigé par Marie-Claude Ruscher dans une programmation très originale proposant deux Stabat Mater, le premier de Josef Rheinberger, le second d'un jeune compositeur français, Julien Joubert alliant la liturgie du Stabat Mater traditionnelle et un très beau texte de Charles Péguy, interprété par Michel Toche, récitant.
Ce fut un pur moment de plénitude , l'œuvre de Joubert mettant l'accent sur la douleur d'une mère mais également sur une sérénité sublimée par une magnifique partition. L'ensemble vocal "Les Ménestrels d'Antibes" accompagné par l'Ensemble instrumental Sympho Sophia a su mettre en valeur par la justesse de son interprétation ce texte bouleversant, renforcé par la prestation d'Audrey Vallarino, performeuse théâtre et danse. Un spectacle émouvant et apaisant.

Olivier Augé-Laribé, directeur artistique

 

 

 

Ce "Stabat Mater" est chargé d'émotions et de grande beauté musicale,
Merci Julien Joubert, merci Charles Péguy,
Vous avez su nous le faire découvrir et  le transmettre  
En paroles, chants   et gestes, 
bravo  à Audrey Vallarino pour sa grâce toute en  subtilité.
Tout y est  universel, traversant les générations, 
la douleur d'une mère pour son fils.
Pour moi , l'émotion  ressentie était de la même force 
Que le spectacle des "Dissonnantes"  sur la guerre de 1914.
Quelque chose qui fait ressortir notre mémoire collective enfouie,
Qui donne des frissons, et transporte, 
Une œuvre d'une grande beauté et douceur
Servie par le charme de vos voix.

 

quelques extraits de nos spectacles précédents

Bon, là, c'était avant...au temps du confinement



Présentation : À l’époque baroque, l’apprentissage de la musique fait partie intégrante de la bonne éducation d’une jeune fille accomplie. Au XVIIe siècle, les princesses prennent des leçons auprès des plus grands musiciens de la cour. Les jeunes filles nobles sont le plus souvent instruites dans les ordres où elles bénéficient de l’enseignement d’un Maître de musique.

Isabella LEONARDA en est certainement la figure la plus marquante. Aristocrates, religieuses, filles de musiciens ou courtisanes, ces femmes passionnantes au caractère indépendant nous ont laissé de magnifiques œuvres vocales et instrumentales d’une sensibilité et d’une beauté à la hauteur de l’extraordinaire richesse de la musique italienne du XVIIe siècle …

Le point de vue d'Elisabeth

Poursuivant sa saison 2019-2020, l’ensemble vocal des « Ménestrels d’Antibes », sous la direction de Marie-Claude RUSCHER, a donné vaillamment, les 7 et 8 mars 2020, deux concerts (en l’église du Vœu à Nice le 7 mars, en l’église Saint-Blaise à Valbonne le 8 mars) au programme splendide, choisi par Marie-Claude RUSCHER.

 

Titre de ces concerts : « Donne barocche ». Au chœur s’étaient joints la Société de Musique ancienne de Nice (Christelle CERF et Flavio LOSCO, violons, Sibylle SCHUETZ-CARRIÈRE, viole de gambe, Michaëla CHÉTRITE, orgue) ainsi que les sopranos Claire GOUTON et Karine MITTERRAND.

Rappelons que le 29 novembre 2019 puis le 25 janvier 2020, notre formation avait donné, à Cannes puis à Valbonne, un programme consacré à des œuvres de Lili BOULANGER.

 

Ainsi cette séquence de quatre concerts a-t-elle été entièrement dédiée à des œuvres écrites par des compositrices. En ce qui concerne les deux derniers, ceux dont il est question aujourd’hui, on relève les noms de Caterina ASSANDRA (née vers 1590, morte après 1618), Chiara Margherita COZZOLANI (née en 1602, morte vers 1676-1678), Isabella LEONARDA CALLEGARI (née en 1620, morte en 1704), Maria Xaviera PERUCONA ou PERUCHONA ou encore PARRUCCONA (née vers 1652, morte après 1709), Claudia Francesca RUSCA (née en 1593, morte en 1676) : autant de compositrices, instrumentistes, chanteuses et religieuses (bénédictines pour trois d’entre elles, ursulines pour les deux autres), ayant vécu en Italie du Nord au dix-septième siècle.

 

Rappelons que selon un site Internet, « plus d'une douzaine de femmes cloîtrées ont publié de la musique sacrée durant le XVIIᵉ siècle en Italie ».

Reste que le choix de ces programmes interroge, posant notamment, entre autres questions, celle de savoir ce qui peut ou pourrait distinguer une musique composée par une femme.

En ce qui concerne le concert « Donne barocche », qui fera l’objet d’une reprise début juillet 2020, par les mêmes interprètes, à Sospel, on est séduit par la fraîcheur et la spontanéité de ces pièces, qui restent toujours au plus près des émotions, même si l’écriture peut parfois en paraître savante.

 

Jugera-t-on « bien féminin » l’accent mis sur la souffrance dans certains morceaux ? Aux pleurs de Marie-Madeleine cherchant son bien-aimé devant un tombeau vide, au matin de la Résurrection (« Mon bien-aimé, mon amour, a une belle figure parmi les fils des hommes. Jésus est crucifié. Ô ma lumière, où es-tu ? Ô ma vie, où es-tu ? Viens, mon bien-aimé, viens, viens, je languis de ton amour, viens, je meurs d’amour pour toi »), répondraient ainsi l’exaltation amoureuse du Sic turtur (« Comme la tourterelle ») et l’ardent éloge qui chante les plaies de la « vierge martyre » Ursule (« Ô cicatrices heureuses, ô bienheureuses blessures ! » dans le Gaude, plaude de Maria Xaviera PERUCHONA) : ce qui évoque à tout le moins un dolorisme et une ébriété très baroques.

 

Il y a certes une jouissance spécifique où passion et douleur physique se mêlent inextricablement : en témoigne la statue de l’Extase  dite aussi de la Transverbération  de sainte Thérèse, par le Bernin, à l’église Santa Maria della Vittoria à Rome (mais osera-t-on parler à ce propos de masochisme féminin ?).

 

Cependant on peut également se demander si le célibat et la réclusion de la vie religieuse ont fait l’objet d’un choix véritable de la part de chacune de ces compositrices, ou leur ont été imposés : la sublimation par la composition étant dès lors vouée à rester incomplète, cachant mal le regret ou la nostalgie des plaisirs amoureux et de la vie dans le siècle.

Le 19-03-2020

 

 

Élisabeth De Franceschi


 

Concert des Ménestrels d’Antibes à Cannes (29-11-2019)

 

 

La saison 2019-2020 s’est ouverte le 29 novembre 2019 pour les Ménestrels d’Antibes, par un premier concert qui s’est déroulé à l’église Notre-Dame de Bon Voyage à Cannes, sous l’égide du Rotary Club de Cannes Palm Beach, au profit de « action pour l’enfance », dans le cadre des Rencontres chorales de Cannes (29 novembre-1er décembre 2019). Le programme de ce concert était entièrement consacré à des œuvres de Lili Boulanger (1893-1918) : œuvres chorales avec accompagnement de piano, pièces pour voix soliste de soprano et piano, morceau pour piano seul. On rappellera que l’ensemble vocal des Ménestrels d’Antibes a déjà présenté des pièces de Lili Boulanger au cours de l’année 2018-2019.

 

Renaud Moutier officiait au piano avec sa souplesse et sa facilité coutumières. Le chœur, dirigé et encouragé par Marie-Claude Ruscher, n’a pas été constamment à l’aise ; au cours d’une répétition préalable que l’on pourra qualifier de « tristounette », la qualité de l’acoustique avait d’ailleurs été mise en cause par l’ensemble des exécutants. Certains rappelaient un concert ancien (Vaughan Williams, sous la direction de Rachid Safir) donné par l’ensemble vocal dans le temple protestant voisin, où selon leurs dires, l’acoustique était nettement meilleure.

 

L’assistance, certes restreinte (entre trente et quarante personnes tout au plus), a manifesté une « présence tranquille » (peut-être charmée ?), et l’on a pu y repérer des auditeurs de qualité, compositeurs et chefs de chœurs de notre région.

 

La musique de Lili Boulanger, mélodieuse et coulante pour les voix, évoque l’impressionnisme ; la fluidité de la partie réservée au piano (souvent traité quasiment de manière orchestrale, ou un peu comme une harpe) et la subtilité des harmonies, qui rappelleraient peut-être le Wagner de L’or du Rhin, ont enchanté les auditeurs comme les exécutants ; cependant on peut regretter le caractère très fin de siècle, somme toute bien « décadent », de certains des textes poétiques (Leconte de Lisle, Casimir Delavigne, Auguste Lacaussade, etc.) choisis de façon éclectique par la compositrice. Le climat de ces pièces montre aussi parfois une certaine similarité avec celui d’À Rebours et l’on pourrait fantasmer sur une hypothétique ressemblance entre la personnalité de Lili Boulanger et celle du personnage de des Esseintes dans le roman de Huysmans.

 

Cette musique, qui reste trop peu connue, constitue un répertoire nouveau pour l’ensemble vocal des Ménestrels, et sonne de manière inédite pour la plupart des auditeurs.

 

 

Le 30-11-2019

 

 

Élisabeth De Franceschi


Nuit des Musées le 18 mai 2019 : Programme Lili Boulanger au Musée Picasso d'Antibes

 

Un jardin de sons, poétique "retour" de la part de Michel TOCHE sur ce programme :

 

 

Hier, nous étions conviés à venir écouter quelques extraits de l'oeuvre vocale de Lili Boulanger, au musée Picasso d'Antibes. Qu'il est difficile de d'évoquer avec des mots ce qui est du domaine de l'indicible.

Très vite, la vision d'un jardin de sons, d'une partition de végétaux s'impose alors. Non pas un jardin à la française à l'ordonnancement sans surprise, aux massifs alignés, mais "a pleasure garden" où les yeux comme les oreilles découvriraient les boutures et les mélodies les plus inattendues. Marie-Claude Ruscher, la main experte, se transforme alors en jardinière. Elle a délicatement préparé ses jeunes plants pour qu'ils viennent éclore à la saison nouvelle. Le pianiste, son assistant, veille, couve du regard, accompagne ce paysage féérique. Ici des iris bleus, là des nymphéas. On ne sait, dès que le choeur emprunte un nouveau chemin, ce qui apparaîtra au détour d'un lacet, quel bouquet champêtre d'une tonalité inouïe s'épanouira au sommet d'une montée ardue. L'oreille quête ardemment l'imprévu, l'inespéré. Le féminin l'emporte, nous emporte entre ses lianes qui tombent du ciel, ses racines qui nous crochettent les pieds juste assez pour nous faire oublier qui nous sommes, ce que nous sommes venus faire là. La musique s'abandonne pour mieux rebondir. Elle côtoie le sublime. Enfin, elle ose.

Le promeneur s'arrête, c'est elle qui choisit. Il se demande encore s'il n'a pas rêvé. Les vibrations se dispersent comme des lutins malicieux, heureux de nous avoir joué ce joli tour. Les corolles se referment, les tiges se serrent frileusement. Il reste le souvenir échevelé d'une cascade ou d'un étang sans rides, d'un buisson d'étoiles filantes.

 

 


Quelques mots à propos des Ménestrels d'Antibes


 

L’ensemble vocal « Les Ménestrels d’Antibes » a été créé en 1980 par Nicole Blanchi et aborde tout le répertoire choral du moyen-âge à nos jours.

 

Il est constitué d’une vingtaine de chanteurs de bon niveau, tous amateurs.

 

Il a collaboré notamment avec l’ensemble baroque de Nice, dirigé par Gilbert Bezzina, mais aussi avec Jean-Claude Malgoire, et des compositeurs niçois contemporains comme Dominique Marchal, Jean-Pierre Nouvel et Pierre-Philippe Bauzin, et a plus récemment commandé des œuvres à de jeunes compositeurs tels que Patrick Clette et Stephan Nicolay.

 

Depuis plusieurs années, il fait intervenir lors de stages de grandes personnalités du chant telles que Rachid Safir, John Elwes, Anne-Marie Deschamps et Catherine Schroeder.

 

Placé sous la direction de Marie-Claude Ruscher depuis janvier 2000, l'ensemble vocal cherche régulièrement à mêler le jeu scénique et la danse au chant.

 

C'est ainsi qu'il a réalisé en 2001 « La barca di Venezia per Padova » de Banchieri, comédie madrigalesque dans une mise en scène de Michel Toche.

 

En 2006, "King Arthur" de Purcell, a permis de réunir 60 interprètes chanteurs, comédiens, danseurs, et orchestre, toujours dans une mise en scène de Michel Toche.

 

En 2008, les Ménestrels d'Antibes ont travaillé avec la danseuse et chorégraphe Nathalie Masia autour de madrigaux de Monteverdi, chantés et dansés, pour un spectacle intitulé "Sospir d'Amor".

 

Ils ont abordé le répertoire baroque Sud-Américain avec le chef d'orchestre Gabriel Garrido et le chanteur argentin Lisandro Nesis pour une série de concerts « Barroco Andino ».

 

Leur spectacle « To be or not » avec mise en scène et chorégraphie leur a permis d’aborder un répertoire très large autour des texte de Shakespeare, de Morley et Purcell aux compositeurs contemporains tels John Rutter, Jaakko Mäntyjärvi et Stephan Nicolay.

 

Il collabore également régulièrement avec la Société de Musique Ancienne de Nice et l'Orchestre Sympho-Sophia.

 

L'Ensemble Vocal "Les Ménestrels d'Antibes" est soutenu par la ville d'Antibes et le Conseil Général des Alpes Maritimes.


Marie- Claude RUSCHER, chef de choeur


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